Comment combattre les djihadistes?

Publié le par Thomas ROGER DEVISMES

Gentes Dames, gents Sieurs,

Bonsoir!

Aujourd'hui, je vous propose un article de Didier BILLION, publié dans l'hebdomadaire Politis numéro 1322.

Il est évidemment en rapport avec la page que j'ai consacrée à la Syrie, dont ma lettre ouverte et mon article sur Bachar AL-(ou EL-)ASSAD.

Depuis plusieurs semaines, l'attention internationale est polarisée sur les exactions de l'Organisation de l'État islamique [comme il ne s'agit pas d'un État, nous utilisons, à l'instar du Monde diplomatique, cette dénomination].



Devant l'horreur des crimes commis, il n'y a pas débat sur la nécessité de combattre cette hydre totalitaire.



Toutefois, la lutte qu'il convient d'organiser nécessite de dépasser le registre émotionnel et de procéder à une analyse raisonnée de la situation.



[...]



L'instauration d'un ordre politique de type démocratique nécessite de ne pas céder à l'illusion que les systèmes occidentaux représentent un modèle universel mécaniquement transposable.


Il est pour le moins détestable que les droits-de-l'hommistes, les promoteurs du devoir d'ingérence et les va-t-en-guerre, toujours prompts à asséner des leçons de morale démocratique au monde entier, n'aient jamais le courage de tirer le bilan des politiques qu'ils ont mises en œuvre.



Les dirigeants qui organisent une coalition pour détruire l'OEI seraient pourtant bien fondés à réfléchir au bilan des interventions qui se sont multipliées depuis 2001.



Afghanistan, Irak, Libye...



Dans chacun des cas, le bilan est catastrophique: affaissement du rôle de l'État, exacerbation des antagonismes communautaires, règne des milices...



[...]



Il convient en outre d'associer tous les États de la région, et il est irresponsable de repousser une active coopération avec la République islamique d'Iran,



[...]



des contacts avec le régime syrien [...] s'avèrent nécessaires.



Ce sont avant tout les peuples et les États de la région qui doivent affronter l'OEI, la communauté internationale ne devant intervenir qu'en appui, sur la base [...] d'une résolution des Nations unies et à la demande du gouvernement d'union nationale irakien.



[...]



Les décisions militaires doivent dépendre des objectifs politiques.



Le premier d'entre eux étant de contribuer à la restauration de l'État-Nation irakien, sans prétendre décider à la place des peuples concernés.



Tout autre méthode sera vouée à l'échec, renforcera le tumulte en Irak et dans la région.



Le défi est d'ampleur, complexe, mais toute autre voie mènerait à l'impasse et contribuerait à renforcer l'OEI, enfant monstrueux de la politique des néoconservateurs états-uniens et d'Al-Qaïda.

Didier BILLION - Politis n°1322

L'article dans son intégralité est disponible ici.

Gentes Dames, gents Sieurs,

Vous remerciant de votre confiance, je vous donne rendez-vous très bientôt.