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23 Mars 2026
Bonjour.
Je vous présente un bref essai juridique, dont Leon Petrazycki est l'auteur et dont mon frère (Raphaël Roger Devismes, doctorant en droit) est le traducteur.
Tout d'abord, mon frère présente Leon Petrazycki (1867-1931) et sa vision du droit (page 3). Il définit le droit intuitif (pages 4, 5, 6 et 8), sis à l'intersection du droit moral et du « droit juridique ».
L'on apprend ainsi la distinction entre le droit objectif et le droit subjectif (page 5).
De plus, Leon Petrazycki critique la rationalité stricte du droit (page 7).
Raphaël Roger Devismes nous présente sa méthode de traduction et nous met en garde quant aux éventuelles erreurs (page 10).
Il présente la théorie psycho-juridique de Leon Petrazycki, son apport à l'étude du « droit des animaux » comme à celle des « droits de la nature » (pages 11-13).
Raphaël Roger Devismes fait de Leon Petrazycki
un auteur ancien [...] d'une immense modernité.
L'ordre social inquiète Leon Petrazycki (pages 13-15).
Par la tension entre « droit positif » et « droit intuitif », émerge un « accord », fondement de l'ordre juridique et social (pages 14-15). Une forte divergence mène à la révolution (page 15).
Raphaël Roger Devismes nous renvoie à l'œuvre de Jack London, « Le Talon de Fer », pour illustrer le conflit opposant les deux types juridiques.
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Le Talon de fer (poche) (Jack london) // Les éditions Libertalia
ÉDITION POCHE. Ce livre est aussi disponible en grand format complété d'un cahier couleur. " Quelques secondes plus tard, l'avant-garde de la colonne est passée devant nous. Ce n'était pas, à...
https://www.editionslibertalia.com/catalogue/la-petite-litteraire/jack-london-le-talon-de-fer-poche
Paradoxalement, Leon Petrazycki est qualifié de « libéral et progressiste » (page 15), étant à l'origine d'une motion en faveur des droits des femmes (pages 15-16).
Par deux fois, Raphaël Roger Devismes nous renvoie à son mémoire de seconde année de master (pages 13 et 16).
Leon Petrazycki distingue trois formes fondamentales d'expérience internes : la cognition, les sentiments et la volonté (page 17). Ces trois formes constituent la base conceptuelle de la psychologie depuis le dix-huitième siècle.
L'auteur polonais réfute cette vision des choses, qu'il qualifie d'hédonique (page 18), sans toutefois proposer une alternative meilleure, selon moi.
L'auteur étudie le poids de l'esthétique dans la menée de nos affaires en société (pages 32-33).
Il qualifie les « émotions éthiques » sont, pour lui, des « émotions du devoir » (page 34).
Selon l'auteur, personnifier des choses revient, dans notre psyché, à les envelopper de mysticisme (pages 34-35). Leon Petrazycki parle même de « fictions » (page 35).
Les émotions influent sur les comportements, l'imagination et les idées (page 36).
L'auteur se réfère aux Érinyes (page 38) et place côte-à-côte Zeus et Jéhovah (ibidem) ; concernant ces deux divinités, je vous invite, ô lectrices, lecteurs, à vous intéresser à leur étymologie et aux riches discussions l'entourant.
Leon Petrazycki distingue ensuite la normativité de la positivité et de l'intuitivité des normes (page 40).
Leon Petrazycki se livre à une étude linguistique comparée des mots « droit » et « devoir » (pages 43-48).
Pour ce chapitre, un point de désaccord : la « psyché morale » est, pour moi, tout aussi exigeante que la « psyché juridique ».
Leon Petrazycki approfondit la distinction du précédent chapitre.
Leon Petrazycki ajoute d'autres entités juridiques aux personnes physiques et morales communément admises en Occident.
Leon Petrazycki critique la « philosophie pratique » nietzschéenne (page 76), tout autant que celle de Tolstoï (page 77).
Il promeut une « éthique de l'oie », soit une éthique utile à la vie sociale, une éthique juridique, « branche impérative-attributive de l'éthique » (ibidem).
L'auteur polonais dresse l'éloge de l'éthique chrétienne (pages 78-80).
Leon Petrazycki défend la morale (pages 85-87).
Il jette dans un même sac Calliclès, Nietzsche, Machiavel, César (ce doit être Caïus Julius, le fameux « Jules »), Néron et Borgia (page 88).
L'auteur polonais souhaite une « esthétique non hypertrophiée » (page 92), dirigée « vers l'essence et le côté intérieur de la conduite » (cf. le titre de l'ouvrage).
Leon Petrazycki s'attaque à la servilité, au carriérisme et à l'intrigue (page 93).
Leon Petrazycki définit l'influence des bonnes émotions sur le corps humain : posture droite, tête relevée, voix forte (page 98).
Il promeut la sincérité, le courage et l'intégrité (page 101).
Leon Petrazycki écrit :
Le développement d'une conscience juridique active revêt une grande importance pour la pédagogie également du point de vue de l'efficacité (économique, etc.). Cela donne aux gens la confiance en soi, l'énergie et l'esprit d'entreprise dont ils ont besoin pour vivre.
Voilà pourquoi le capitalisme a encore de l'avenir...
Leon Petrazycki précise, plus loin, toute l'importance de l'État de droit (page 103).
La remarque (page 107) sur les « vieux préjugés » et les « intérêts égoïstes du sexe privilégié » est, malheureusement, toujours pertinente.
Leon Petrazycki juge archaïque le droit russe des successions (page 108), un fils héritant de quatorze fois plus de biens que sa sœur (à l'époque).
Le développement du socialisme modifie les structures familiales (page 109).
Leon Petrazycki fustige la paysannerie (conservatrice, arc-boutée), promeut l'instruction des filles, l'accès des femmes à la fonction publique, un semblable accès pour les Polonais et les Juifs (page 110).
Il défend le droit de vote des femmes (page 111).
Leon Petrazycki écrit :
En tant que précurseur ayant défendu cette cause, je peux fièrement citer le grand penseur J. S. Mill, qui, dès le milieu du siècle dernier, était convaincu que les femmes devaient se voir accorder le droit de vote. Face aux objections et aux contestations qui s'élevaient, il expliquait que les hommes avaient eux aussi des devoirs divers, comme fermiers, cordonniers, fonctionnaires, etc. Leurs tâches en pâtissent-elles? Il en va de même pour les femmes ; en effet, la réalisation de ce droit et de ce devoir n'entraîne nullement l'abandon du foyer. De même que la promulgation de la loi électorale ne détourne pas les citoyens de leurs devoirs paternels et autres.
Leon Petrazycki va plus loin que John Stuart Mill car, plus les femmes participeront à la vie politique, meilleur sera l'État, meilleure sera la société, renforcé sera le progrès.
Leon Petrazycki définit la politique, intimement liée au souci de « l'intérêt général » (pages 112-115).
Il définit aussi la culture (page 114).
Leon Petrazycki donne sa vision du progrès :
[...] poursuivre la scolarisation de la culture par le développement de la socialisation, de l'intérêt pour les questions sociales et de l'éveil de la volonté d'œuvrer pour le bien commun [...]
Raison pour laquelle il agit en féministe.
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Conférence sur le droit de vote des Femmes, avec Barbara POMPILI - Les écrits d'un poète français
Gentes Dames, gents Sieurs, Bien le bonsoir! Aujourd'hui a eu lieu une journée-débat sur le thème des " 70 ans du premier vote des femmes - La longue marche des femmes vers la parité ", organis...
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L'article explore la sentience animale, définie comme la capacité des animaux à ressentir subjectivement, et son lien avec le droit. Il présente des théories, notamment celle de Petrazycki ...
https://www.village-justice.com/articles/approche-theorique-rapport-entre-sentience-droit,52127.html
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