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19 Avril 2026
Bonjour.
Qu'est-ce qu'un États-Unien?
Piqué au vif à plusieurs reprises, bien que se sentant plus New-yorkais qu'États-Unien (« Américain », dans la traduction de Chloé Royer, cf. page 35), Douglas Kennedy se lance dans une érudite définition, tout en honorant la France.
Historien amateur, sa perspective « est celle d'un romancier » (page 41), s'intéressant
donc principalement aux ressorts d'intrigues et aux retournements de situation ; à la manière dont nous nous enfermons si souvent dan des situations qui ne nous conviennent pas, des culs-de-sac de notre propre invention. Sans compter que nous négocions de bien des façons le poids de notre héritage et ses effets sur notre fonctionnement psychologique. Chaque vie est atypique - mais depuis Eschyle, Sophocle et Homère, la littérature a toujours montré à quel point la condition humaine repose sur l'aveuglement volontaire et l'évitement de vérités fondamentales qui miroitent non loin de nous et nous défient de détourner les yeux.
En écho au roman qu'il cite (page 42) et dont il est l'auteur (« Et c'est ainsi que nous vivrons »)...
Août 2045. À la suite d'une nouvelle Sécession, l'Amérique s'est scindée en deux.
D'un côté, la République affiche son progressisme et sa liberté de moeurs, au prix d'une surveillance totale de sa population.
De l'autre, la Confédération s'est constituée en théocratie puritaine, où le blasphème et l'avortement peuvent conduire au bûcher.
C'est là, justement, que doit s'infiltrer l'agent Samantha Stengel – pour un assassinat ciblé. Une mission fratricide à plus d'un titre, dans les fractures secrètes de ces États-Désunis...
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Et c'est ainsi que nous vivrons de Douglas Kennedy -
Après le succès des Hommes ont peur de la lumière, Douglas Kennedy poursuit son étude d'une Amérique plus divisée que jamais. Août 2045. À la suite d'une
https://www.lisez.com/livres/et-cest-ainsi-que-nous-vivrons/9782266341042
... une question, toute personnelle : n'est-ce pas ainsi que les citoyens états-uniens ont toujours vécu?
Deux États informels au sein des États-Unis, l'un laïque, l'autre théocratique, tous deux « totalitaires » (pour reprendre le mot de l'auteur).
Je laisse la question en suspens.
Plus loin (pages 43-44), Douglas Kennedy indique s'inscrire dans la lignée de Gore Vidal et de James Baldwin, deux États-Uniens « chez eux ailleurs, et ailleurs chez eux », d'où le titre de l'essai.
Mais aussi dans celle d'Anthony Lewis (cité page 45), journaliste et professeur à Harvard, auteur d'une rubrique intitulée « Chez moi ailleurs... ailleurs chez moi » parue dans le New York Times pendant trente ans.
Il annonce le plan (pages 47-48)...
Au fil des pages de ce livre, je vais mêler souvenirs, histoire et carnets de voyage dans une tentative de discerner les multiples facettes de l'identité américaine au sein d'un pays menacé par ses valeurs conflictuelles, son omniprésence mondiale et sa fidélité compulsive à ses propres mythes.
... afin de répondre à la question initiale, identitaire (reprise page 48).
S'ensuit alors un long cheminement, ô combien sinueux, du Manhattan des années 1960 (John Fitzgerald Kennedy saluant, de loin, le petit Douglas assis sur les épaules d'un policier, cf. page 56) aux excursions européennes de l'auteur, abordant la gentrification (pages 85 et suivantes), l'histoire de « manaháhtan » (pages 90 et suivantes), la colonisation des terres amérindiennes, le fanatisme de certains pionniers, les figures artistiques new-yorkaises (et, plus largement, états-uniennes), les candidats républicains et démocrates...
Douglas Kennedy apporte un élément de réponse :
D'une certaine manière, être américain signifie répondre à l'appel romanesque de la route. Car c'est cette même route qui nous définit.
Et, pour évoquer la route, il convoque Jack Kerouac (pages 160-165), Ray Charles (page 165) et tant d'autres, tout au long de son récit.
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" Green Book ", de Peter FARRELLY - Les écrits d'un poète français
Cinéphiles, Bonsoir! :) Aujourd'hui, une petite critique d'un grand film: " Green Book ", de Peter FARRELLY ^^ " Green Book ", de Peter FARRELLY - affiche originale - d'après Allociné 1962. Tony...
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