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Photographies, présentations de livres et revues de presse.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon

Bonjour.

La Coupe du Monde 2026 aura bientôt lieu en Amérique, vingt-huit ans après la fameuse édition de 1998.

Et qui dit 1998, dit victoire, dit Aimé Jacquet.

Voici le résumé détaillé de son autobiographie.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - première de couverture

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - première de couverture

Résumé détaillé

En exorde, Aimé Jacquet cite Jacques Brel (« pour atteindre l’inaccessible étoile », page 7) et rend hommage à toutes les personnes croisées, citées ou non dans son récit (page 9).

La chanson à laquelle se réfère Aimé Jacquet

Chapitre 1 : Des émotions pour l'éternité (pages 11-42)

Le but d'Emmanuel Petit, le troisième après ceux de Zinédine Zidane, plonge Aimé Jacquet dans toutes sortes de souvenirs, dont il ne s'échappe que par intermittence, aidé en cela par Philippe Tournon, à l'époque chef de presse, coauteur du présent ouvrage (pages 11-13). Aidé aussi par Marcel Desailly et ses coéquipiers (page 14).

Et un, et deux, et trois - zéro !

Aimé Jacquet recourt à des souvenirs médiatiques, tant le flou dominait alors. Comme avec Mario Zagallo, le sélectionneur brésilien, vainqueur en 1994 : les deux sélectionneurs se congratulant, en fin de rencontre (page 17).

Contrairement à son engagement, Aimé Jacquet n'a pas effectué, à reculons, le tour d'honneur sur la piste du Stade de France ; et Roger Lemerre n'a pas, lui non plus, honoré son engagement de monter sur le toit du Stade (page 18).

Alors, Roger, chiche ?

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 18

Par contre, une autre promesse a été tenue, durant l’hiver 98 :

J’avais promis bien imprudemment de descendre le glacier de La Grande-Motte en luge si nous étions champions du monde ! Ce jour-là, il devait faire moins vingt-cinq au sommet et tout le monde nous conseillait de renoncer. Pas question ! Pour l’honneur, nous avons effectué la descente, Coupe du monde en main, sur une luge spécialement fabriquée pour la circonstance, rassurés, dirigés par nos courageux et joyeux montagnards. En cours de route, il a fallu me tapoter vigoureusement les joues qui commençaient à geler… Mais j’ai tenu parole !

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 162

La victoire du 12 juillet 1998 est aussi celle de tout le football français (page 20), « de tous les footeux ». Et l'équipe de France en constitue le sommet de la pyramide. Elle est la « coupole dorée » d'une belle architecture (page 21).

Aimé Jacquet adresse plus intensément ses pensées aux « techniciens » (pages 20-21) et aux « milliers de petits clubs » (page 21).

Une brève nuit, festive (pages 24-28)...

Paris est magique.

... avant le défilé sur les Champs-Élysées depuis le bus à impériale (pages 29-32), « notre char de triomphe » (page 29).

Le défilé sur les Champs-Élysées depuis le bus à impériale.

L'équipe de France récupère ensuite son bus habituel, plus discret, au bois de Boulogne (page 32), puis se rend au Lido, lieu chargé de la mémoire d'Aimé Jacquet : 

[…] une passerelle […] un viaduc […] entre deux sommets, le point culminant de ma carrière de joueur et l’apogée de mon parcours d’entraîneur.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 33

Et la réception au Palais de l’Élysée, avec Jean-François LamourMarie-George Buffet et son mari, Lionel Jospin et son épouse, puis Jacques Chirac (pages 34-35).

La mythique garden-party.

Aimé Jacquet salue d'ailleurs le soutien des « deux plus hautes figures de l’État » (page 36). Soutien sincère, comme il le précise plus loin :

Les deux hommes, on le sait, n’ont pas le même tempérament. Autant Jacques Chirac est extraverti, tout en démonstrations, autant le Premier ministre se montre plus sur la réserve. Il n’en est pas moins chaleureux, convaincant ou convaincu quand il parle de football. Nous en avons eu l’illustration à Lens pour le match France-Paraguay, où il nous a félicités dans le vestiaire après notre qualification au forceps. [...]

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - pages 38-39

Les deux hommes sont venus à deux ou trois reprises, ensemble, dans notre vestiaire au Stade de France. Il y avait entre eux à la fois beaucoup de respect et de complicité. Hiérarchie oblige, Lionel Jospin veillait à être toujours légèrement en retrait du président de la République. Celui-ci, pour sa part, semblait soucieux de ne rien faire sans son Premier ministre. Il l’attendait fréquemment, de façon à arriver avec lui devant tel ou tel joueur. Certains auraient pu s’amuser de ce manège cocasse, mais je dois dire que j’ai trouvé leur comportement très digne et presque touchant.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 39

Pour le sélectionneur, le moment des adieux est le plus éprouvant (pages 39-40).


J’ai conscience que c’est la dernière fois, au moins dans mon rôle d’entraîneur, que j’ai tous mes gars autour de moi.
Ils sont là, je les couve des yeux encore quelques minutes, je revois ce que nous avons vécu ensemble, tout ce que nous avons accompli. Une fois de plus, les larmes me viennent aux yeux. Une fois de plus, je voudrais arrêter le temps.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 39

Aimé Jacquet retrouvera ses joueurs un mois et demi après :

Mais ce ne sera déjà plus pareil... Les vacances auront fait leur œuvre, la saison aura repris, la priorité sera donnée de nouveau, en toute logique, aux clubs. Nous ferons alors un peu figure d'anciens combattants qui se retrouvent.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - pages 40-41

Chapitre 2 : Le fils à Claudius (pages 43-82)

Il est question de son village natal, Sail-sous-Couzan, sis à « une cinquantaine de kilomètres de Saint-Étienne » (page 43).

Aimé Jacquet narre la rude et plaisante jeunesse qu’il eut, lui, le fils du boucher, « fils à Claudius » (page 47), qui respectait dignement ses instituteurs, dont Monsieur Rivière (page 48), également dirigeant du club de football.

La passion footballistique est générale (pages 48-51). Mais le collège lui déplaisait et son père (qui avait dû vendre sa boucherie suite à une double pneumonie) l’envoya à Thiers, au centre d’apprentissage : « et c’est ainsi que, à compter du 1er octobre 1956, je découvris les métiers de la métallurgie » (page 52).

Et le football, dans tout ça ? Son « carburant » (page 51) l’a aidé, au point de quitter l’US Couzan, à la fin de la saison 1959-1960, « pour signer à l’AS Saint-Étienne » (page 53).

Des voyages en car folkloriques et des bals du dimanche soir, Aimé Jacquet garde d’excellents souvenirs :

C’est de là, à coup sûr, que me vient ce goût toujours intact pour les déplacements en car… Je suis convaincu que ce football de clocher a perdu un atout précieux le jour où les voitures individuelles ont supplanté ce mode de transport collectif !

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 54

Aimé Jacquet émet, plus loin, une remarque similaire quant aux déplacements en train :

Ce qui favorisait ce climat si convivial, c’était, jusqu’à la généralisation des voyages en avion, les déplacements en train. Pour aller de Saint-Étienne à Bordeaux, nous ne mettions pas moins de huit heures. Après les matches, nous rentrions par le train de nuit. De véritables expéditions qui n’engendraient pas la mélancolie et dont les parties de tarots (sic) constituaient l’occupation principale.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - pages 64-65

Ouvrier métallurgiste, il loue une chambre à une dame, sa future belle-mère :

Martine, qui deviendra ma femme en 1970, devait avoir à l’époque une dizaine d’années. Je me souviens de nos soirées où, avant de prendre le repas à la table familiale où j’avais été admis, je l’aidais à terminer ses devoirs.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 55

Concilier football et travail à l’usine n’étant pas simple, le contremaître et Roger Berne (« le meilleur ouvrier de l’atelier d’outillage », page 56) l’ont aidé, son collègue prenant les postes matinaux :

Il lui arrivait même de pointer discrètement pour moi et de commencer mon boulot lorsque je n’étais pas rentré de l’entraînement à midi. Ce qui se produisait souvent, inutile de le préciser.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 56

Juin 1961, l’appel du devoir militaire (page 56). Direction le 22ème bataillon de chasseurs alpins, sis à Nice ; régiment au sein duquel Aimé Jacquet sera chargé de préparer physiquement les autres appelés… et finira par intégrer l’ASPTT (page 57), avant de reprendre sa vie de « fraiseur-footballeur » (page 58).

En septembre 1964, il devient footballeur à temps plein, grâce à Roger Rocher, président de l’AS Saint-Étienne, et du nouvel entraîneur, Jean Snella.

Snella m’a tout appris.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 58

Dans le fonctionnement que j’ai mis en place pour la Coupe du monde, beaucoup de choses me venaient de Snella, dont les principes, adaptés aux évolutions, restent toujours d’actualité.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 59

Un autre homme devait compléter ma formation et m’apporter également beaucoup : ce fut Albert Batteux, le successeur de Snella à Saint-Étienne.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 61

Aimé Jacquet salue l’engagement du président :

Roger Rocher a eu aussi le mérite, à la différence de certains dirigeants, de vouer une confiance totale à ses techniciens et de mettre en œuvre avec promptitude ce qu’ils lui demandaient. Il préfigurait en cela l’importance aujourd’hui évidente du couple président-entraîneur dans la réussite d’un club. Un couple qui ne peut être harmonieux et efficace que si le champ des compétences de chacun est parfaitement délimité et respecté par l’autre.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 62

[…] il m’a permis d’exercer de la plus belle façon mon métier de footballeur professionnel. Supporter des Verts j’étais à Sail-sous-Couzan, Vert à part entière je suis devenu  à Saint-Étienne, où j’ai passé douze années formidables, gagné cinq titres de champion de France, trois Coupes de France, et décroché deux sélections en équipe nationale.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - pages 62-63

Un passage émouvant : Aimé Jacquet s’occupait de son grand-père maternel, en lui rasant la barbe (s’il était collé, un samedi, à Thiers, il trouvait, à son retour, une barbe de deux semaines) et en lui lisant des romans de cape et d’épée (pages 65-66).

Un grand-père formidable avec qui j’ai toujours entretenu une complicité forte […].

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 65

Champion de France en 1970, en battant le club de Nantes (et un certain Roger Lemerre) 5 à 0, puis deux fois victime d’une rupture du tendon d’Achille (page 66).

À l’entraînement, il supervisait la génération montante, dont les célèbres Rocheteau, Merchadier et Sarramagna (page 67).

Aimé Jacquet quitte les Verts pour leur « voisin et ennemi juré » (ibidem) : Lyon. Il passe ensuite « les premiers degrés des diplômes d’entraîneur » (page 68) et est nommé entraîneur de l’Olympique Lyonnais, succédant à Aimé Mignot (ibidem). Le maintien en première division n’empêche pas le départ de joueurs, tels que Bernard Lacombe et Raymond Domenech (page 69).

Aimé Jacquet fut, par la suite et durant huit ans, l’entraîneur du club bordelais (page 70), décrochant notamment trois titres de champion de France.

Avec le soutien de Claude Bez, président des Girondins, et, surtout, de Jacques Chaban-Delmas, maire de la ville, Aimé Jacquet a fait réaménager le domaine du Haillan et y a fait installer le club, quittant Roquevielle (page 72).

Parmi les joueurs, figuraient notamment Battiston, Giresse, Girard, Lacombe, Tigana et Specht (page 74).

Le credo d’Aimé Jacquet : « entraînement difficile égale match facile » (page 74).

Mais la neuvième année bordelaise fut de trop, Claude Bez et Jacques Chaban-Delmas n’eurent pas le comportement escompté (page 75).

Suit une année à Montpellier, en compagnie de Michel Mézy et sous les ordres de Louis Nicollin, avec Stéphane Paille, Éric Cantona, Julio Cesar et Laurent Blanc, parmi d’autres (pages 76-77).

Une année, jour pour jour, après son licenciement bordelais, le 13 février 1990, il est de nouveau viré (page 77).

Aimé Jacquet retrouve « la foi » à Nancy (page 78), engagé par Michel Platini, avec « des victoires face à quelques grosses cylindrées comme Marseille » (ibidem).

Puis il finit par tirer sa révérence, suivant l’exemple du même Platini et de Jacques Brezinski (pages 78-79), les deux dirigeants.

Aimé Jacquet voyage alors en France et à l’étranger, assistant à des matches. Il encadre des stages à Clairefontaine (« à la demande de Gérard Houllier », page 79) et intègre officiellement la Direction technique nationale : désormais entraîneur national, avec sous ses ordres Philippe Bergeron et James Doyen, il met sur pieds une sélection de jeunes de moins de dix-sept ans.

Il est aussi entraîneur en second de l’équipe de France, sous les ordres du même Gérard Houllier (ibidem), titulaire du poste suite au « retrait de Michel Platini au sortir de l’Euro 92 » (page 80).
 

 

 

J’ai, pour ma part, suivi cette compétition en qualité d’observateur de la Fédération française de football, en compagnie de Jacques Devismes.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 80

Aimé Jacquet décrit les mérites des seconds (page 80). En effet, en tant qu’adjoint de Gérard Houllier, il recueillait plus facilement les confidences des joueurs.

D’ailleurs, avec Gérard Houllier, c’est l’osmose :

L’homme a une puissance de travail fabuleuse. Il se projette toujours dans l’avenir, il a dix idées par jour et son cerveau est une mécanique qui tourne à cent à l’heure.

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 80

L’osmose… sauf la nuit :

Le seul problème, c’est qu’il dort peu et qu’il est capable de pénétrer en trombe dans votre chambre à 2 heures du matin pour vous faire part d’une observation sur une cassette qu’il est en train de visionner. Il suffit de s’y habituer !

« Ma vie pour une étoile » - Aimé Jacquet – Robert Laffont & Plon - page 80

Aimé Jacquet évoque ensuite les matches de qualification pour la Coupe du monde 94 (qui s’est tenue aux États-Unis) et les deux défaites : face à Israël et à la Bulgarie (page 81).

La suite au prochain article...

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À propos
Thomas Roger Devismes

Passionné par les Arts, les Lettres et les Sciences, la République et la France des Lumières!
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