Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Photographies, présentations de livres et revues de presse.

« Les mots pas que beaux » - Marion Mercier – Éditions Maïa

Bonjour.

De Marion Mercier, j'avais déjà lu un roman :

Ce jour, je vous fais découvrir son recueil de poèmes :

« Les mots pas que beaux » - Marion Mercier – Éditions Maïa - première de couverture

« Les mots pas que beaux » - Marion Mercier – Éditions Maïa - première de couverture

Un recueil empreint de religiosité :

La montagne est personnifiée (troisième poème, page 8, cinquième vers), de même que le soleil (même poème, même page, neuvième vers). Il est question d’« Esprit de la Nature » (même poème, même page, treizième vers) et de la « Puissance de la natur» (quatrième poème, page 9, septième vers). La poétesse évoque un « Totem » (même poème, même page, dix-septième vers + sixième poème, page 11, septième vers) et la « Nature sauvage » (seizième poème, page 23, quatrième vers).

Dans un registre gréco-romain, Marion Mercier se réfère au Styx (de manière implicite au douzième poème, page 19, premier quatrain et de manière explicite au trente-huitième poème, page 46, douzième vers), aux enfers (au vingt-cinquième poème, page 33, cinquième vers), à l’éther (au même poème, à la même page, quatrième vers), à Athéna (trente-neuvième poème, page 47, dix-huitième vers) et à la boîte de Pandore (avec l’expression « boîte de Pandore de mes émotions », au quarante-et-unième poème, page 49, neuvième vers).

Dans un registre biblique, l’autrice évoque l’Enfer (douzième poème, page 19, quatrième vers), l’âme (même poème, même page, même vers + au dixième poème, page 16, dix-neuvième vers), l’ange (titre du dixième poème), les diables (même poème, page 16, dix-septième vers), une « Créature entre ciel et terre » (au vingt-cinquième poème, page 33, sixième vers), Lucifer (même poème, même page, septième vers), la « sainte Vulnérabilité » (même poème, même page, dixième vers), un « divin espoir » (même poème, même page, quatorzième vers), le purgatoire (même poème, même page, quinzième vers) et un « vœu pieux » (au quarantième poème, page 48, cinquième vers).

Marion Mercier se réfère aux oracles (au vingt-quatrième poème, page 32, avant-dernier vers), à son esprit (au quarante-huitième poème, page 56, vingt-sixième vers) et fait rimer « solfège » et « sortilège » (au quarante-neuvième poème, page 58, troisième et quatrième vers).

Les thèmes, en détail :

Le recueil est dédié à une certaine « Lauriane » et à un certain « Antoine », que l’on devine être le fils de l’autrice (page 3).

Poèmes :

1) « Erratum » (pages 5-6) : problèmes familiaux.

2) « Pachamama » (page 7) : rapport au corps (maternel, celui de l’autrice).

3) « Monts et merveilles » (page 8) : errance, tristesse.

4) « Vautour » (page 9) : une apostrophe, avec références à Pline (le jeune ou l'ancien ?) et Aristote.

5) « Blues de Lune » (page 10) : équivalent au « carpe diem » d’Horace.

6) « Source torrentielle » (page 11) : tristesse.

7) « L’écorchée » (page 12) : errance et tristesse.

8) « Mange, prie, aime ? » (page 13) : rapport au corps.

9) « Diamant brut » (pages 14-15) : tromperie de l’homme, toxicité de l’amant.

10) « L’ange blessé » (pages 16-17) : mort, fille déshonorée, toxicité de l’amant.

11) « Fais de beaux rêves » (page 18) : amour toxique, tromperie de l’homme.

12) « Dérive » (page 19) : déshonneur.

13) « Château fort » (page 20) : forteresse intérieure, stoïcisme.

14) « Perchée » (page 21) : tristesse.

15) « Spleen de la truite » (page 22) : poétesse/fille/femme face à ses prédateurs.

16) « Vivons heureux, vivons cachés » (page 23) : camouflage, forteresse intérieure (comme dans le treizième).

17) « Semper fidelis » (page 24) : hymne au chien, auquel l’autrice s’identifie, tristesse.

18) « Main invisible » (page 25) : tristesse, allusion au cri du Christ crucifié (« Eli, Eli, lama sabachtani », phrase sous-entendue dans ce poème).

19) « Hivernal » (page 26) : tableau d’une scène rurale.

20) « Remords et regrets » (page 27) : tristesse.

21) « Vacarme » (page 28) : référence au « Dormeur du Val » rimbaldien, à Louise Labé et à Boris Vian.

22) « Empereur » (page 29) : tristesse, espoir aussi (si l’empereur est le fils de l’autrice, alors ce poème est un hymne au nouveau-né).

23) « Le bon chemin » (page 30) : errance.

24) « Passé simple » (pages 31-32) : victoire sur l’amant trompeur.

25) « Miroir » (page 33) : tristesse et rédemption.

26) « Moment suspendu dans le vide » (page 34) : volonté de puissance.

27) « Gioia » (page 35) : espoir.

28) « Equilibrium » (page 36) : tristesse, espoir, renouveau, volonté de puissance.

29) « Méditant, médisant » (page 37) : toxicité de l’amant.

30) « L’élégance de la vache » (page 38) : rapport au corps (comme le deuxième poème).

31) « Silence ! » (page 39) : tristesse et espoir.

32) « Renouveau » (page 40) : espoir, renaissance, hymne au nouveau-né.

33) « Fin de l’hiver » (page 41) : allusion à un animal vivant dans son terrien (probablement une marmotte).

34) « Envolée » (page 42) : liberté [de l’oiseau].

35) « Chemin de vie » (page 43) : regret, tristesse, avec l’anaphore « J’aurais aimé » (dans l’onzième poème, on ne trouve cette expression qu’une seule fois).

36) « Montagne » (page 44) : volonté de puissance.

37) « Toundra » (page 45) : lutte féministe.

38) « Expérience » (page 46) : volonté de puissance.

39) « Petite fille » (page 47) : référence à Victor Hugo avec l’anaphore « Demain, dès l’aube », volonté de puissance.

40) « Persévérance » (page 48) : renaissance, volonté de puissance.

41) « Mon humain préféré » (page 49) : hymne au nouveau-né, amour maternel.

42) « De travers » (page 50) : résistance, volonté de puissance.

43) « Trésor » (page 51) : « Pirates » en anaphore, à qui l’autrice rend femmage.

44) « Histoire sans princesse » (page 52) : … mais avec une poétesse, volonté de puissance.

45) « Locutio » (page 53) : référence à Cyrano de Bergerac, fragilité, l’expression « Fait chanter les violons » me rappelle la chanson « Tournent les violons » de Jean-Jacques Goldman.

46) « XXL » (page 54) : rapport au corps (comme les deuxième et trentième poèmes).

47) « De ronce et de châtaignier » (page 55) : amour.

48) « Tout donner » (pages 56-57) : toxicité de l’amant, désamour, référence à Rimbaud.

49) « Si LaDoRé » (page 58) : amour et désamour, toxicité de l’amant.

50) « Arrête un peu ton charme » (page 59) : amour.

51) « Turning 28 » (page 60) : référence à La Fontaine*, espoir, amour, la poétesse se rêvant princesse attendant son chevalier.

* de Jouvence ? (j’ai lu ce poème après avoir revu cet épisode de « Pirates des Caraïbes » et, dialogisme oblige, les références au fabuliste français et au film se sont superposées)

52) « Allegria » (page 61) : poème en prose, amour, danse.

53) « Aujourd’hui » (page 62) : tristesse, nouveau départ.

« Les mots pas que beaux » - Marion Mercier – Éditions Maïa - quatrième de couverture

« Les mots pas que beaux » - Marion Mercier – Éditions Maïa - quatrième de couverture

Un autre recueil de poèmes, tout aussi empreint de religiosité :

Des mots « pas que beaux » aux mots « mendiants », un voyage poétique.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
Thomas Roger Devismes

Passionné par les Arts, les Lettres et les Sciences, la République et la France des Lumières!
Voir le profil de Thomas Roger Devismes sur le portail Overblog